A proximité des installations nucléaires, la réglementation française impose aux exploitants leurs propres dispositifs de surveillance. On distingue ainsi, d’une part, la surveillance de l’environnement exercée au voisinage des installations nucléaires par les exploitants, l’IRSN et d’autres acteurs (associations), et d’autre part, la surveillance générale de l’environnement effectuée dans des sites non-influencés par ces installations.
Le déploiement de ces réseaux est aussi fondé sur un principe de mesures qui distingue :
Certains acteurs, notamment l’IRSN, mènent des études ponctuelles ou des expertises radioécologiques aussi bien dans l’environnement des sites nucléaires que dans des territoires non soumis à l’influence directe des installations. Ces études ont pour objectifs de caractériser aussi précisément que possible l’état radiologique des milieux, d’expliquer l’origine et le devenir des radionucléides décelés, ainsi que, pour certaines d’entre elles, d’évaluer les doses reçues par les personnes susceptibles d’être exposées.
La surveillance se fait donc à plusieurs niveaux. Le contrôle de l’état radiologique de l’environnement est effectué de façon plus importante à proximité des installations nucléaires, mais il est également réalisé sur l’ensemble du territoire français. L’objectif étant de détecter toute élévation anormale de radioactivité dans les différents compartiments de l’environnement.
Bien sûr, le contrôle de la conformité des pratiques des activités nucléaires est à l’origine de l’essentiel des mesures qui seront collectées. Tous les sites où l’homme a aujourd’hui, ou a eu dans un passé récent, des activités liées à la radioactivité sont notamment suivis.
Une fois le prélèvement réalisé sur le terrain (1), celui-ci doit être rapidement conditionné afin d’éviter toute dégradation, puis transporté au laboratoire pour y subir différents traitements.
La mesure de la radioactivité sur un échantillon débute par sa préparation physique. Celle-ci va du simple conditionnement dans un récipient normalisé à une préparation plus élaborée comme le séchage à l’étuve (2), la lyophilisation (3), le broyage (4) et la calcination (5) qui permettent de concentrer l’échantillon.
La nécessité de concentrer l’échantillon ou d’extraire les radionucléides à mesurer implique parfois la mise en œuvre de traitements radiochimiques (6) poussés aboutissant généralement à la concentration ou à la séparation des radionucléides recherchés.
À l’issue de cette phase, les échantillons sont transmis au laboratoire pour y être mesurés sous différents types de compteurs en fonction des radionucléides recherchés (7) (compteurs proportionnels alpha-bêta, compteurs alpha à photomultiplicateurs, compteurs à scintillation liquide, détecteurs gamma, …).
