Réseau national de mesures de la radioactivité de l'environnement
Autorité de Sûreté Nucléaire Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

Le Becquerel (Bq)

La radioactivité d’un échantillon se caractérise par le nombre de désintégrations de noyaux radioactifs par seconde qui s’y produisent. L’unité de mesure de la radioactivité est le Becquerel (Bq).

1 Bq = 1 désintégration par seconde

L’activité de sources s’exprimera le plus souvent en multiples du Becquerel (kBq, MBq, GBq, TBq), tandis que l’activité d’échantillons environnementaux s’exprimera en Bq, mBq ou µBq.

L’activité est souvent rapportée à un volume (activité volumique en Bq/l ou Bq/m3), une masse (activité massique en Bq/kg) ou une surface (activité surfacique en Bq/m2). L’ancienne unité de mesure de la radioactivité est le Curie (Ci) défini comme l’activité de 1 gramme de radium, soit 1 Ci = 37 milliards de Bq.

Cette mesure rend compte du nombre de désintégrations, mais pas de leur énergie, ni de leur effet sur l’homme.


Le Gray (Gy)

L’unité de mesure de la dose absorbée est le Gray (Gy) qui correspond à l’énergie cédée par unité de masse.

Cette unité permet donc de mesurer la quantité de rayonnements absorbés par un organisme ou un objet exposé aux rayonnements. Le Gray a remplacé le rad en 1986 : 1 gray = 100 rads = 1 joule par kilo de matière irradié.

Le Sievert (Sv)

Les effets dus à la radioactivité sur les organismes vivants, ou sur la matière inerte, ne sont pas directement liés au Becquerel pour plusieurs raisons : la désintégration d’un atome de césium ou d’iode ne libère pas la même énergie ; les rayonnements émis sont de natures très différentes ; tous n’atteignent pas obligatoirement l’organisme de la même manière.

De plus, suivant les parties de l’organisme touchées par les rayonnements, les effets sont différents. Pour en tenir compte, la dose absorbée est multipliée par un facteur qui permet d’aboutir à la dose équivalente, exprimée en Sievert (Sv).

Certains tissus et organes sont donc plus sensibles au rayonnement que d’autres. Pour en tenir compte, la dose équivalente a été pondérée par un facteur de risque spécifique pour chaque tissu ou organe de manière à obtenir la dose effective (ou dose efficace). Ce système présente l’avantage de pouvoir placer tous les types d’exposition humaine au rayonnement ionisant sur une même échelle des risques. La valeur de la dose effective étant généralement très petite, elle est le plus souvent exprimée en milliSievert (mSv).

Très schématiquement, il est possible de mieux symboliser la relation entre ces trois unités avec l’image suivante : un enfant lance des balles en direction d’un camarade :

  • Le nombre de balles envoyées peut se comparer au nombre de rayonnements émis par une source radioactive, c’est-à-dire son activité (Becquerel) ;
  • Le nombre de balles reçues par son camarade représente la dose absorbée (Gray) ;
  • Les marques laissées sur son corps, selon que les balles sont plus ou moins lourdes et que les points touchés sont plus ou moins sensibles, sont l’effet produit, et peuvent se comparer à la dose efficace (Sievert).

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En savoir plus : grandeurs et unités en radioprotection (fiche ASN)