Actuellement, une dizaine de radionucléides artificiels peuvent être mesurées dans l’environnement français. Il s’agit principalement du tritium, du carbone 14, du strontium 90, du césium 137, de l’iode 131, des isotopes du plutonium (238Pu, 239Pu, et 240Pu) ainsi que de l’américium 241.
Ces radionucléides ont trois origines principales :
Les activités industrielles et humaines mettant en œuvre des substances radioactives sont susceptibles d’entraîner le rejet de radionucléides dans l’environnement, soit dans le cadre de leur fonctionnement normal, soit lors d’incidents ou d’accidents d’exploitation. Il est important de surveiller et d’étudier le devenir de ces substances radioactives dans l’environnement, afin de connaître leur impact éventuel sur la santé de l’homme, l’environnement et sur les ressources d’intérêt économique (notamment l’eau et l’agriculture). C’est pourquoi des dispositions techniques de surveillance et des évaluations permettant de répondre à cette préoccupation sont mises en place par différents acteurs en France.
Sur un sol contaminé, certains végétaux tels que les champignons présentent effectivement la particularité de concentrer les radionucléides. En France, après Tchernobyl, la valeur moyenne des mesures de césium 137 des champignons contaminés tourne autour de 200 Bq/kg de produit frais.
Pour l’ensemble des mesures effectuées par L’IRSN ces dernières années sur les champignons, les niveaux varient de quelques Bq/kg à plus de 1000 Bq/kg, les valeurs mesurées avant l’accident de Tchernobyl se situant autour de 10 à 50 Bq/kg. Même si les teneurs sont plus élevées qu’avant, on peut en manger sans risque : il faudrait en consommer 384 kg par an pour atteindre la limite réglementaire de 1 mSv, elle-même bien en deçà des doses présentant un risque avéré.
